La règle du reliquat non résolu

"Pour l'essentiel cette règle stipule que l'on ne doit jamais se fixer pour but de résoudre totalement et définitivement un problème, mais que l'on doit se borner à tenter de l'améliorer ou de l'atténuer, ainsi doit-on viser par exemple à ce que le patient souffre moins, parvienne à allonger un peu son temps de sommeil, ou bien, pour le cas où il semblerait destiné irrémédiablement à éprouver des malaises dans les ascenseurs, à ce que ce désagrément soit tolérable. Le gain consécutif de laisser un reliquat non résolu s'avère double: d'abord la conception du changement se trouve libérée de l'utopie du tout ou rien, qui ne conçoit que le succès total ou l'échec complet; ensuite, cela rend le patient capable de changer de lui-même, bien au-delà des limites prévues par le thérapeute. Le patient quitte alors le traitement avec une confiance accrue dans ses possibilités, et une dépendance bien moins grande à l'égard des béquilles de la thérapie.", Paul WATZLAWICK, in Le langage du changement.

Psychothérapie guérison changement souffrance Thérapie Brève hypnose conversationnelle

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