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Empathie et Présence

Le plupart des courants psychothérapeutiques insistent sur l'Empathie dans l'accompagnement,  L'Empathie consistant à se décentrer de soi pour aller vers l'autre et découvrir sa carte du monde afin de mieux le comprendre. Il s'agit donc d'un mouvement de soi à l'autre. Or tout déplacement, même s'il s'effectue dans l'espace, implique la temporalité et la dualité. C'est donc un déplacement horizontal.

La Présence, quant-à-elle, consiste à être présent à soi, à l'autre et à la relation – en même temps. Il ne s'agit pas de mouvement ni de temporalité mais d'espace inclusif et instantané. On peut parler de verticalité.

C'est cette Présence qui crée un espace thérapeutique qui sera le théâtre du changement. La dimension de cet espace sera en corrélation avec la présence du thérapeute : d'inexistant à infini. Ainsi, plus le thérapeute est présent, plus l'espace thérapeutique est grand et plus le client aura d'espace pour expérimenter le changement, et inversement.

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Pour un ajustement  en psychothérapie…

Prélude

Face à la « psy attitude », qui envahit l’espace du quotidien (magazines, émissions télévisées et radiophoniques) en prônant le droit au soulagement rapide de la souffrance…

Face aux multiples formations brèves aux programmes alléchants : « Déclic santé, accéder à son génie personnel, counsellor, être auteur de sa vie, la modélisation symbolique, traiter les traumatismes… », dont beaucoup se targuent d’une certification nationale, voire internationale…

…Une démarche réflexive peut être soutenue afin d’interroger, du point de vue de leur pertinence et de leurs conditions d’utilisation, les pratiques et les outils plus ou moins nouveaux qui émergent aujourd’hui dans l’espace de la souffrance psychique. Nous souhaitons volontairement dégager notre argumentaire de toute position idéologique et tenterons de relier nos choix techniques et méthodologiques aux caractéristiques singulières des patients que nous rencontrons.

Notre pratique de psychologue clinicien, en exercice dans la fonction publique hospitalière et en libéral, se trouve aujourd’hui traversée par de nouvelles situations sociales et psychologiques (précarité sociale, monoparentalité, téléréalité, monopole du principe de plaisir, violences groupales…) qui ne manquent pas de nous interroger du point de vue des pratiques d’accueil et d’accompagnement de nouveaux modes d’expression de souffrance psychique (troubles identificatoires, addictions sans objet, polytoxicomanie, épuisement psychologique, situations incestuelles…).

Ainsi, à quels paradigmes et à quelles méthodologies nous référons-nous pour dégager les hypothèses cliniques que nous soutenons dans notre pratique psychothérapique ? Quels concepts étayent nos diagnostics et quelles grilles de lecture, situées au plus près du patient ou du groupe, nous orientent dans nos propositions d’indication ?

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